23/05/2018

DVD re-issue SINS OF THE FLESHAPOIDS - MIKE KUCHAR

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
MIKE KUCHAR
Revial Edition! Now in 2 languages -English and French!

Along with Anger's Scorpio Rising and Warhol's Chelsea Girls, Mike Kuchar's Sins of the Fleshapoids remains one of the most influential films of the '60s American Underground. Mike and his brother George (who co-wrote Fleshapoids), were the godfathers of bargain basement cinema, pioneering a hilariously campy, lurid style between Ed Wood exploitation and Douglas Sirk melodrama.


Aux côtés de SCORPIO RISING de Kenneth Anger et de CHELSEA GIRLS d'Andy Warhol, SINS OF THE FLESHAPOIDS de Mike Kuchar demeure l'un des films les plus influents du cinéma underground américain des années 60.
Mike et son frère George (qui a co-écrit FLESHAPOIDS) étaient les parrains du cinéma trash à petit budget, pionnier d'un style à la fois kitsch et grinçant entre le style d'Ed Wood et le mélodrame à la Douglas Sirk.
 
SINS OF THE FLESHAPOIDS
Set a million years in the future, after "The Great War" has scourged the planet, mankind has forsaken science for self-indulgence in all the carnal pleasures afforded by art, food, and lust. Work is left to a race of enslaved androids. One rebellious male robot (Bob Cowan) tires of pampering his lazy masters, and joins the humans in sin. The future never seemed so ridiculous...
 
Un million d'années dans le futur, après que «La Grande Guerre» ait fustigé la planète, l'humanité a abandonné la science contre l'abandon de soi dans tous les plaisirs charnels offerts par l'art, la nourriture et la luxure. Le travail est laissé à une race d'androïdes asservis. Un robot masculin rebelle (Bob Cowan) lassé de prendre soin de ses maîtres paresseux, se joint aux humains dans le péché. L'avenir n'aura jamais été aussi absurde.
 
As a bonus, we present two classic featurettes from the Kuchar catalog/Bonus :
THE SECRET OF WENDEL SAMSON  
stars Pop artist Red Grooms in a dark, surreal psychodrama of sexual desire and the entanglements of intimacy.
met en scène l'artiste pop Red Grooms dans un psychodrame sombre et surréaliste, sur le désir sexuel et les enchevêtrements de l'intimité
.
THE CRAVEN SLUCK tells a torrid tale of adultery and flying saucers.
raconte un conte torride entre adultères et soucoupes volantes
- Director’s Commentary
- Booklet featuring Jack Stevenson’s interview with Kuchar
 

14/04/2018

Mahine Rouhi & Olivier Fouchard, DVD '' Films alchimiques et Carnets d'ateliers ''


Carnets d'alchimistes



" Comment réalisez-vous vos films, techniquement et économiquement ?
Artisanalement, archaïquement, précairement, sans un rond-ement...
Les considérez-vous comme expérimentaux ou préférez-vous un autre terme ?
Expert-mentaux, ex-pairs manteaux, ex-pairs-rie-ment-taux, ex-pères, compères et menthe à l'eau... "
Exploding à Olivier Fouchard

" Art : Recycler ou conserver ? Restaurer ? Laisser pourrir ! "


Olivier Fouchard est né en France en 1969. Il débute le dessin et la peinture au milieu des années 80. À sa sortie de seconde (1987), il rentre à l'école municipale des Beaux-Arts de Cambrai. L'atmosphère autoritaire de l'institution ainsi que des hospitalisations forcées censure toute créativité. C'est le même schéma qui se répète durant plusieurs années, lors de son entrée à la Tapisserie de Lisses ainsi qu'avec ses études en sérigraphie.
Ce n'est qu'à son arrivé au Beaux-Arts de Grenoble que plusieurs rencontres décisives ont lieu. Celle avec les membres du groupe Metamkine, qui l'initie aux techniques de tirage artisanal. Olivier a été membre actif du MTK de 1995 à 1998. Il fréquente également le 102, espace autogéré et autonome, y rencontrant Roselyne Roche et Christophe Auger. Enfin, c'est au Beaux-Arts qu'il fait la rencontre déterminante de Mahine Rouhi, avec laquelle il travailla par la suite sur de nombreux films.
Évoluant dans un milieu solidaire et propice à la création artisanal et indépendante, Olivier développe une esthétique singulière, nourrie par une connaissance approfondie des différentes plateaux et éléments que constitue l'appareillage argentique. Ses premiers films sont tirés avec une vieille Truca Bell & Howell des années 40, et développés avec des émulsions-maisons.

De sa filmographie de près de 100 films à formats et supports variables, on peut cerner deux registres essentiels, constitutifs de sa démarche passionnée.
D'une part, traiter les motifs et figures de ses films par tout les moyens possibles et inimaginables - mécaniques, optiques, chimiques - afin de, comme il l'énonce, faire " rendre gorge " aux images. Parallèlement à cette entreprise d'épuisement du visible, et fidèle en cela à l'esprit du MTK et de L'Abominable, il s'agit de faire " rendre gorge " au matériau filmique même et à son appareillage. C'est donc de ses productions aux financements et ressources matérielles toujours très restreintes qu'il forgea ses films.
D'autre part, cette écologie technique mise en place a comme horizon esthétique de développer, au sein de l'illusion filmique, des mondes perçus comme autonome. Tels des fioles d'un laboratoire d'alchimiste dans lesquels se meuvent des pierres philosophale en gestation.

La rencontre entre Olivier et Mahine a été déterminante dans l'élaboration de ces deux registres. Leurs travaux communs débutent en 2000, prenant les " sentiers lents et escarpés d'un montage archaïque d'images figuratives à la matérialité subite, essentielle, et de sonorités animant ces plans souvent fixes, qui finissent par nous regarder. " Leurs films, ainsi que les réalisations solitaires d'Olivier, sont à la frontière ténue entre l'abstraction matériologique et la fiction ésotérique, entre la plasticité lumineuse et les récits mystiques limbaires.
On ne peut s'empêcher de penser que les années sérigraphiques furent décisive sur sa pratique du cinéma. Il s'agit en effet de trouver la couleur et de suivre la ligne. Mais l'influence est seulement technique, pas esthétique. Si c'était le cas, ce ne serait pas des concentrées d'énergie chimique qui seront venues au monde, mais d'insipides films publicitaire.




                               Le Granier 


Carnets d'ateliers

                                      PTKHO



Tahousse





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Dans cette première édition exclusivement dédiée aux deux artistes, vous trouverez une réalisation solo de Mahine Rouhi (PTKHO, 7', 16mm, n&b, son, 2001) et une co-réalisation Fouchard/Rouhi (Tahousse, 31', 16mm, coul., son, 2001-2006). Les Carnets d'ateliers (76', digital, coul/ / n&b, son, 2015) s'inscrivent dans la pratique de l'autoportrait chère à Olivier Fouchard. Il y suit la démarche du peintre, qui utilise sa propre image pour questionner d'un même geste son rapport au monde et à soi, et l'évolution de cette situation dans le temps. Ainsi, c'est toute une phénoménalité de l'autoportrait, de l'auto-apparaître, qui s'émancipe des normes figuratives pour s'engager dans la disparition, la dissemblance, jusqu'à interroger la schizophrénie et le spectre du l'auteur. Enfin, deux films alchimiques d'Olivier Fouchard viennent conclure cette édition. La promenade bleue (14', 16mm, coul., sil., 2006), une sorte de journal intime partagé entre l'altérité et la contemplation de la nature ; et Le Granier, Version I (15', super 8, coul., sil., 2007), fiction apocalyptique face à la sidérante beauté multiple d'une simple montagne.

Tahousse est emblématique. Les tirages couleurs ont été faits directement sur le positif original. La pratique mélange du tirage optique à la Truca et du tirage contact. Rendre gorge aux images ne se fait pas de suite. Chaque plans du film firent l'objet de multiples manipulations, essais, expérimentations : intensifier telles ou telles dominantes chromatiques, préserver tels ou tels traitements chimiques. Comme le plumage du paon, mille et une forme naissent d'un même désir, celui renouvelé année après année de s'évader de la ville pour se réfugier en montagne.
Bien que leurs œuvres s'inscrivent dans la plus pure expérimentation laborantine, elles n'en sont pas moins dénuées d'un horizon politique. Celle d'une vive attaque envers l'emprise techniciste de l'industrie, censurant toutes déviations aux normes d'utilisation, sous couvert de respect du support. Une censure technique doublée d'une idéologie qui ne se manifeste que sous des masques, idéologie  qui justement consiste à masquer les énergies et puissances du support filmique.

" [...] des images brutales, rugueuses et crues portant haut l'outil qui les créent, l'outil qui prolonge cette main que l'on voudrait bien nous couper [...] "
(Martine Rousset)

Que ce soit l'obscénité du réel de l'image, les affects de souvenirs qui ne nous appartiennent pas, la blancheur de la virginité et de l'oubli, le net et le flou, la totalité et le détail ; voir les films d'Olivier et Mahine c'est oublier pour enfin redécouvrir. 
Voir les films d'Olivier et Mahine, c'est s'oublier soi même dans des cycles ontogénique d'images et de sons, parmi des motifs et figures douées d'une vie propre... toujours en gestation... toujours s'évanouissant... à jamais se renouvelant.


La promenade bleue


" L'histoire du cinéma, l'histoire des images, est quelque chose qui se recycle sans cesse [...]. C'est comme le processus de la vie. Il y a des choses qui pourrissent, qu'on enterre, qui redonnent de l'humus, qui deviennent du fumier, pour donner naissance à d'autres graines et d'autres plantes qui ont leur vie, qui se reproduisent, et qui à leur tour meurent et donnent naissance à autre chose. C'est le contraire de la vanité morbide, c'est la vie qui se perpétue. Et donc je verrais d'un assez bon œil que les gens me piquent des images, s'ils veulent bien laisser les originaux tranquilles. Et encore, s'ils le font, tant pis, du moment qu'ils prennent des images et qu'ils les retravaillent à leur tour. Le cinéma expérimental, c'est bien donner à son tour en filmant soi-même des images qui vont pouvoir être détournées ensuite. Réutiliser, c'est d'abord dévoyer. Dévier une trajectoire, donner une autre voie. ''

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Also Available at Re:Voir Vidéo :
Flamen'co, 7', 16mm, n&b, sil., 2002-2003 in. Cinéma Différent : Volume 2
Séries de longs entretiens, parmi lesquels un avec Olivier Fouchard et Mahine Rouhi, in. Fabriques du cinéma expérimental.


Toutes les citations sont extraites de :
Exploding, n°10+1, '' État des yeux ", Avril 2006.
Fabriques du cinéma expérimenal, Éric Thouvenel & Carole Contant, Paris Expérimental, n°19, Classiques de l'Avant-Garde, Paris, 2014.

Rédaction : François Moreau


08/03/2018

DVD Release/SORTIE DU COFFRET 'Slow Mirror' - films by/par Igor & Ivan Buharov

The DVD 'Slow Mirror' is now available.  The DVD brings together the feature film 'Slow Mirror' with three shorts, all shot on Super 8.

A few lines from Maximilian Le Cain on the work of the Buharov Brothers : "The anarchic, fractured and extremely surreal lms by Ivan and Igor Buharov (Kornél Szilágyi and Nándor Hevesi) might seem a perfect t for this “outsider” paradigm. Darkly playful hallucinations that share the aura of having been discovered forgotten in someone’s granny’s attic like a book of now troubling childhood drawings, they reveal in precise terms a world perhaps subconsciously suspected but hitherto indescribable. They have in common an improvised quality and a sense of the homemade. This not only stems from their beautifully rough-hewn visual textures but often from the people, objects and spaces that appear before the camera. The casts are composed of extraordinary ordinary people rather than film star types: lived-in faces bringing their own stories to the films. The props, which sometimes conspicuously reappear in different films, can likewise seem to have a real-world existence of their own carried over into the picture. This helps lend the films the weird intimacy of children’s games, in which familiar people and places are made alien and the weirdly alien becomes immanent to the everyday. The feverish and disorienting experience of watching a Buharov film was probably best described in the 2008 Offscreen Film Festival catalogue as “getting lost in someone else’s dream."


available from Re:Voir ici : https://lc.cx/AHdR
 
SLOW MIRROR, 84', 2007
MOTHMILK 9', 2009
ONEHEADWORD PROTECTION 7', 2006
HOTEL TUBU 5', 2002



SORTIE DU COFFRET 'SLOW MIRROR' DES FÈRES BUHAROV
"Les films anarchiques, fracturés et extrêmement surréalistes d'Ivan et Igor Buharov (Kornél Szilágyi et Nándor Hevesi) sont des hallucinations à l'espièglerie mélancolique, auréolées du charme de ces objets oubliés qu'on retrouve dans le grenier d'une grand-mère. Ils révèlent en termes précis un monde peut-être inconsciemment soupçonné mais jusqu'alors indescriptible. "
 

disponible chez Re:Voir ici : https://lc.cx/AHdR