01/06/2018

DVD Release of Marie Losier - Hello Happiness!






We are proud to announce the DVD release of Marie Losier - Hello Happiness! on June 4th, 2018. We will be having a release party at our shop. All the details can be found here: https://www.facebook.com/events/1319979674800118/

Nous sommes fiers d'annoncer la sortie de DVD de Marie Losier - Hello Happiness! le 4 juin 2018. Nous organiserons une fête de lancement dans notre magasin. Tous les détails peuvent être trouvés ici: https://www.facebook.com/events/1319979674800118/




MARIE LOSIER
HELLO HAPPINESS!
Selection of Shorts in 16mm
SÉLECTION DE COURTS EN 16

L’OISEAU DE LA NUIT
2015, 20 min, 16 mm, couleur. Avec Deborah Krystal, João Pedro Rodrigues et João Rui Guerra da Mata. Produit par Indielisboa et Marie Losier pour Here Lisboa, un film omnibus commandé par Indielisboa.
BIM, BAM, BOOM, LAS LUCHAS MORENAS!
2014, 13 min, 16 mm, couleur. Réalisation: Marie Losier. Montage: Marie Losier et Valerie Massadian. Produit par CPH:DOX, a DOX LAB Film, Patricia Drati Ronde & Tine Fisher (DNK), Cine Tonala (MEX) et Marie Losier (USA). Avec La Dynasty Moreno, Cynthia, Esther et Rossi.
ALAN VEGA, JUST A MILLION DREAMS
2014, 16 min, 16 mm, couleur. Avec Liz Lamere, Alan Vega et Dante Vega. Produit par Tamara Films, Polyester et Marie Losier
BYUN, OBJECT TROUVÉ
2012, 7 min, 16 mm, couleur. Avec Byun Chong. Commande de la FIAF, Crossing the Line (NYC)
SLAP THE GONDOLA!
2010, 15 min, 16 mm, couleur. Commande d’Arsenal, Institut für Film und Videokunst pour “LIVE FILM ! JACK SMITH!” (Berlin, 2009). Financé par Hauptstadtkulturfonds. Avec Tony Conrad, Genesis P-Orridge et April March
MANUELLE LABOR
2007, 10 min, 16 mm, N&B. Avec Marie Losier, Guy Maddin et Juliana Francis.
EAT MY MAKEUP!
2005, 6 min, 16 mm, couleur. Avec George Kuchar, Marie Losier, Jason Livingston et Paul Shepard
ELECTROCUTE YOUR STARS
2004, 8 min, 16 mm, couleur. Avec George Kuchar
BIRD, BATH AND BEYOND
2003, 13 min, 16 mm, N&B / couleur. Avec Mike Kuchar
THE ONTOLOGICAL COWBOY
2005, 16 min, 16 mm, N&B/ couleur. Avec Richard Foreman, Juliana Francis, Tom Ryder Smith et Jay Smith

Marie Losier studied literature at the University of Nanterre and Fine Arts in New York before making many avant-garde, intimate, poetic and playful portraits of filmmakers, musicians and composers such as Alan Vega, Peaches, George Kuchar, Guy Maddin, Richard Foreman, Conrad Tony, Jackie Raynal and Genesis P-Orridge. Based on a bond of trust and friendship that allows all the follies and eccentricities, her films explore the life and work of these artists far from biographical conventions or facets to focus on pleasure, dreams and sublimated everyday life.

Marie Losier étudie la littérature à l’Université de Nanterre et les Beaux Arts à New York avant de réaliser de nombreux portraits avant-gardistes, intimes, poétiques et ludiques de cinéastes, de musiciens et de compositeurs tels qu’Alan Vega, Peaches, George Kuchar, Guy Maddin, Richard Foreman, Tony Conrad, Jackie Raynal et Genesis P-Orridge. Basés sur un lien de confiance et d’amitié permettant toutes les folies et les excentricités, ses films explorent la vie et le travail de ces artistes loin des conventions biographiques ou fac - tuelles pour se concentrer sur le plaisir, les rêves et le quotidien sublimé.

Her debut feature, The Ballad of Genesis and Lady Jaye, paints a portrait of Genesis Breyer P-Orridge 
and her group Psychic TV. After appearing in more than 80 film festivals, the film debuted in 2011 in 
France, Canada, Mexico, the United States, Germany and won the Teddy Award and Caligary Price
at the Berlinale. Regularly presented in prestigious festivals, Ballad and her other films
are also often screened in museums such as the Tate Modern in London, the MoMA in NYC, the 
Pompidou Center in Paris.
 
Son premier long-métrage, The Ballad of Genesis and Lady Jaye, dresse avec délicatesse le portrait de Genesis Breyer P-Orridge et de son groupe Psychic TV. Après avoir été présenté dans plus de 80 festivals de cinéma, le film est sorti en salles en 2011 en France, au Canada, au Mexique, aux États Unis, en Allemagne et a gagné le Teddy Award et le Caligary Price à la Berlinale. Régulièrement présentés dans de prestigieux festivals, Ballad et ses autres films sont également souvent projetés dans des musées tels que la Tate Modern à Londres, le MoMA à NYC, le Centre Pompidou...

Marie Losier is currently staying in Paris. She is preparing a retrospective of her films for the MoMA,

New York City Museum of Modern Art for November 2018. Her latest film, Cassandro, the Exotico! 
has been featured in ACID's selection at the 2018 Cannes Film Festival.
 
Marie Losier séjourne actuellement à Paris. Elle prépare une rétrospective de ses films pour le MoMA, Musée D’Art Moderne de la Ville de New York pour novembre 2018.
Son dernier film, Cassandro, the Exotico! a été présenté au sein de la sélection de l'ACID lors du Festival de Cannes 2018.




23/05/2018

DVD re-issue SINS OF THE FLESHAPOIDS - MIKE KUCHAR

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
MIKE KUCHAR
Revial Edition! Now in 2 languages -English and French!

Along with Anger's Scorpio Rising and Warhol's Chelsea Girls, Mike Kuchar's Sins of the Fleshapoids remains one of the most influential films of the '60s American Underground. Mike and his brother George (who co-wrote Fleshapoids), were the godfathers of bargain basement cinema, pioneering a hilariously campy, lurid style between Ed Wood exploitation and Douglas Sirk melodrama.


Aux côtés de SCORPIO RISING de Kenneth Anger et de CHELSEA GIRLS d'Andy Warhol, SINS OF THE FLESHAPOIDS de Mike Kuchar demeure l'un des films les plus influents du cinéma underground américain des années 60.
Mike et son frère George (qui a co-écrit FLESHAPOIDS) étaient les parrains du cinéma trash à petit budget, pionnier d'un style à la fois kitsch et grinçant entre le style d'Ed Wood et le mélodrame à la Douglas Sirk.
 
SINS OF THE FLESHAPOIDS
Set a million years in the future, after "The Great War" has scourged the planet, mankind has forsaken science for self-indulgence in all the carnal pleasures afforded by art, food, and lust. Work is left to a race of enslaved androids. One rebellious male robot (Bob Cowan) tires of pampering his lazy masters, and joins the humans in sin. The future never seemed so ridiculous...
 
Un million d'années dans le futur, après que «La Grande Guerre» ait fustigé la planète, l'humanité a abandonné la science contre l'abandon de soi dans tous les plaisirs charnels offerts par l'art, la nourriture et la luxure. Le travail est laissé à une race d'androïdes asservis. Un robot masculin rebelle (Bob Cowan) lassé de prendre soin de ses maîtres paresseux, se joint aux humains dans le péché. L'avenir n'aura jamais été aussi absurde.
 
As a bonus, we present two classic featurettes from the Kuchar catalog/Bonus :
THE SECRET OF WENDEL SAMSON  
stars Pop artist Red Grooms in a dark, surreal psychodrama of sexual desire and the entanglements of intimacy.
met en scène l'artiste pop Red Grooms dans un psychodrame sombre et surréaliste, sur le désir sexuel et les enchevêtrements de l'intimité
.
THE CRAVEN SLUCK tells a torrid tale of adultery and flying saucers.
raconte un conte torride entre adultères et soucoupes volantes
- Director’s Commentary
- Booklet featuring Jack Stevenson’s interview with Kuchar
 

14/04/2018

Mahine Rouhi & Olivier Fouchard, DVD '' Films alchimiques et Carnets d'ateliers ''


Carnets d'alchimistes



" Comment réalisez-vous vos films, techniquement et économiquement ?
Artisanalement, archaïquement, précairement, sans un rond-ement...
Les considérez-vous comme expérimentaux ou préférez-vous un autre terme ?
Expert-mentaux, ex-pairs manteaux, ex-pairs-rie-ment-taux, ex-pères, compères et menthe à l'eau... "
Exploding à Olivier Fouchard

" Art : Recycler ou conserver ? Restaurer ? Laisser pourrir ! "


Olivier Fouchard est né en France en 1969. Il débute le dessin et la peinture au milieu des années 80. À sa sortie de seconde (1987), il rentre à l'école municipale des Beaux-Arts de Cambrai. L'atmosphère autoritaire de l'institution ainsi que des hospitalisations forcées censure toute créativité. C'est le même schéma qui se répète durant plusieurs années, lors de son entrée à la Tapisserie de Lisses ainsi qu'avec ses études en sérigraphie.
Ce n'est qu'à son arrivé au Beaux-Arts de Grenoble que plusieurs rencontres décisives ont lieu. Celle avec les membres du groupe Metamkine, qui l'initie aux techniques de tirage artisanal. Olivier a été membre actif du MTK de 1995 à 1998. Il fréquente également le 102, espace autogéré et autonome, y rencontrant Roselyne Roche et Christophe Auger. Enfin, c'est au Beaux-Arts qu'il fait la rencontre déterminante de Mahine Rouhi, avec laquelle il travailla par la suite sur de nombreux films.
Évoluant dans un milieu solidaire et propice à la création artisanal et indépendante, Olivier développe une esthétique singulière, nourrie par une connaissance approfondie des différentes plateaux et éléments que constitue l'appareillage argentique. Ses premiers films sont tirés avec une vieille Truca Bell & Howell des années 40, et développés avec des émulsions-maisons.

De sa filmographie de près de 100 films à formats et supports variables, on peut cerner deux registres essentiels, constitutifs de sa démarche passionnée.
D'une part, traiter les motifs et figures de ses films par tout les moyens possibles et inimaginables - mécaniques, optiques, chimiques - afin de, comme il l'énonce, faire " rendre gorge " aux images. Parallèlement à cette entreprise d'épuisement du visible, et fidèle en cela à l'esprit du MTK et de L'Abominable, il s'agit de faire " rendre gorge " au matériau filmique même et à son appareillage. C'est donc de ses productions aux financements et ressources matérielles toujours très restreintes qu'il forgea ses films.
D'autre part, cette écologie technique mise en place a comme horizon esthétique de développer, au sein de l'illusion filmique, des mondes perçus comme autonome. Tels des fioles d'un laboratoire d'alchimiste dans lesquels se meuvent des pierres philosophale en gestation.

La rencontre entre Olivier et Mahine a été déterminante dans l'élaboration de ces deux registres. Leurs travaux communs débutent en 2000, prenant les " sentiers lents et escarpés d'un montage archaïque d'images figuratives à la matérialité subite, essentielle, et de sonorités animant ces plans souvent fixes, qui finissent par nous regarder. " Leurs films, ainsi que les réalisations solitaires d'Olivier, sont à la frontière ténue entre l'abstraction matériologique et la fiction ésotérique, entre la plasticité lumineuse et les récits mystiques limbaires.
On ne peut s'empêcher de penser que les années sérigraphiques furent décisive sur sa pratique du cinéma. Il s'agit en effet de trouver la couleur et de suivre la ligne. Mais l'influence est seulement technique, pas esthétique. Si c'était le cas, ce ne serait pas des concentrées d'énergie chimique qui seront venues au monde, mais d'insipides films publicitaire.




                               Le Granier 


Carnets d'ateliers

                                      PTKHO



Tahousse





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Dans cette première édition exclusivement dédiée aux deux artistes, vous trouverez une réalisation solo de Mahine Rouhi (PTKHO, 7', 16mm, n&b, son, 2001) et une co-réalisation Fouchard/Rouhi (Tahousse, 31', 16mm, coul., son, 2001-2006). Les Carnets d'ateliers (76', digital, coul/ / n&b, son, 2015) s'inscrivent dans la pratique de l'autoportrait chère à Olivier Fouchard. Il y suit la démarche du peintre, qui utilise sa propre image pour questionner d'un même geste son rapport au monde et à soi, et l'évolution de cette situation dans le temps. Ainsi, c'est toute une phénoménalité de l'autoportrait, de l'auto-apparaître, qui s'émancipe des normes figuratives pour s'engager dans la disparition, la dissemblance, jusqu'à interroger la schizophrénie et le spectre du l'auteur. Enfin, deux films alchimiques d'Olivier Fouchard viennent conclure cette édition. La promenade bleue (14', 16mm, coul., sil., 2006), une sorte de journal intime partagé entre l'altérité et la contemplation de la nature ; et Le Granier, Version I (15', super 8, coul., sil., 2007), fiction apocalyptique face à la sidérante beauté multiple d'une simple montagne.

Tahousse est emblématique. Les tirages couleurs ont été faits directement sur le positif original. La pratique mélange du tirage optique à la Truca et du tirage contact. Rendre gorge aux images ne se fait pas de suite. Chaque plans du film firent l'objet de multiples manipulations, essais, expérimentations : intensifier telles ou telles dominantes chromatiques, préserver tels ou tels traitements chimiques. Comme le plumage du paon, mille et une forme naissent d'un même désir, celui renouvelé année après année de s'évader de la ville pour se réfugier en montagne.
Bien que leurs œuvres s'inscrivent dans la plus pure expérimentation laborantine, elles n'en sont pas moins dénuées d'un horizon politique. Celle d'une vive attaque envers l'emprise techniciste de l'industrie, censurant toutes déviations aux normes d'utilisation, sous couvert de respect du support. Une censure technique doublée d'une idéologie qui ne se manifeste que sous des masques, idéologie  qui justement consiste à masquer les énergies et puissances du support filmique.

" [...] des images brutales, rugueuses et crues portant haut l'outil qui les créent, l'outil qui prolonge cette main que l'on voudrait bien nous couper [...] "
(Martine Rousset)

Que ce soit l'obscénité du réel de l'image, les affects de souvenirs qui ne nous appartiennent pas, la blancheur de la virginité et de l'oubli, le net et le flou, la totalité et le détail ; voir les films d'Olivier et Mahine c'est oublier pour enfin redécouvrir. 
Voir les films d'Olivier et Mahine, c'est s'oublier soi même dans des cycles ontogénique d'images et de sons, parmi des motifs et figures douées d'une vie propre... toujours en gestation... toujours s'évanouissant... à jamais se renouvelant.


La promenade bleue


" L'histoire du cinéma, l'histoire des images, est quelque chose qui se recycle sans cesse [...]. C'est comme le processus de la vie. Il y a des choses qui pourrissent, qu'on enterre, qui redonnent de l'humus, qui deviennent du fumier, pour donner naissance à d'autres graines et d'autres plantes qui ont leur vie, qui se reproduisent, et qui à leur tour meurent et donnent naissance à autre chose. C'est le contraire de la vanité morbide, c'est la vie qui se perpétue. Et donc je verrais d'un assez bon œil que les gens me piquent des images, s'ils veulent bien laisser les originaux tranquilles. Et encore, s'ils le font, tant pis, du moment qu'ils prennent des images et qu'ils les retravaillent à leur tour. Le cinéma expérimental, c'est bien donner à son tour en filmant soi-même des images qui vont pouvoir être détournées ensuite. Réutiliser, c'est d'abord dévoyer. Dévier une trajectoire, donner une autre voie. ''

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Also Available at Re:Voir Vidéo :
Flamen'co, 7', 16mm, n&b, sil., 2002-2003 in. Cinéma Différent : Volume 2
Séries de longs entretiens, parmi lesquels un avec Olivier Fouchard et Mahine Rouhi, in. Fabriques du cinéma expérimental.


Toutes les citations sont extraites de :
Exploding, n°10+1, '' État des yeux ", Avril 2006.
Fabriques du cinéma expérimenal, Éric Thouvenel & Carole Contant, Paris Expérimental, n°19, Classiques de l'Avant-Garde, Paris, 2014.

Rédaction : François Moreau