17/10/2017

Sortie du DVD Raphaël Bassan, le critique filmeur





À l’occasion de la sortie, chez Re :Voir, du DVD Raphaël Bassan, le critique filmeur, le cinéma 104 et Côté court (situé au 104 Avenue Jean Lolive, 93500 Pantin, métro Église de Pantin) donnent une carte blanche à Raphaël Bassan, le 26 octobre à 18 heures :
http://www.cotecourt.org/seances_ponctuelles

  


Cette soirée sera l’occasion d’une signature du DVD par l’auteur.
Par ailleurs, Côté court offre aussi une carte blanche numérique à l’auteur avec certains des films qu’il a chroniqués dans le livret de son DVD :
http://www.cotecourt.org/seances_numeriques/

DVD en vente au siège de Re:Voir uu prix de 14, 90 euros TTC : http://re-voir.com/shop/fr/raphael-bassan/864-le-critique-filmeur.html


Raphaël Bassan est critique, programmateur et historien du cinéma depuis 1970. Il a réalisé trois courts métrages de 1969 à 2004 et a été, en 1971, un des fondateurs du Collectif Jeune Cinéma, première coopérative de diffusion du cinéma expérimental en France.

Il a collaboré avec de nombreuses revues spécialisées dans le 7ème art des années 1970 aux années 1990 et collabore, actuellement, à Bref, le magazine du court métrage, à l'Encyclopædia Universalis et à la revue littéraire mensuelle Europe. Raphaël Bassan, le critique filmeur réunit les trois films qu'il a réalisés : Lucy en miroir (2004), Prétextes (1971), Le Départ d'Eurydice (1969). 


122 min - n&b/couleurs - français
Livret bilingue français/anglais, de 44 pages. Textes de Julie Savelli et Raphaël Bassan
Bonus, films de : Michel Amarger, Frédérique Devaux, Viviane Vagh

11/09/2017

"Walking Cycle" de Wenhua Shi, Prix Hybride du Festival Sihouette 2017



Pour la 16ème édition du festival Silhouette, l’association a dédié un programme aux films expérimentaux, dit « Hybride ».  J’avais le plaisir de faire partie du jury de ce programme avec mes deux collègues, Christian Lebrat et Raphaël Bassan.  Au sein d'une sélection de bonne tenue, riche d’un large éventail de thématiques et styles, notre jury a décidé de remettre le prix du programme Hybride à Walking Cycle de Wenhua Shi (États-Unis) pour la cohérence, l’élégance du propos et l’exécution parfaite du processus utilisé.

Wenhua Shi
J'ai eu l'occasion d'échanger avec l'artiste par mail à propos de son film et son travail en tant que "Media Artist" :

J'admets que je n'étais pas très familier avec votre travail avant de voir ce film. J'ai l'impression, après avoir vu votre site Web que vous êtes plus qu'un cinéaste. Pouvez-vous m'en dire plus sur ce que vous faites en tant qu'artiste ?
 

Merci beaucoup de prendre le temps de faire cette interview. «Plus qu'un cinéaste» est un terme délicat à assumer. Je pense que je suis toujours ancré dans les images en mouvement et même quand j'aborde de nouveaux concepts, je commence typiquement par une planche (comme un storyboard) pour trouver la progression du film. Quel que soit le résultat ou le support, j'essaie de garder mes premières pensées sur ces événements qui se produisent de manière séquentielle. Donc, normalement, je pourrais me présenter à un inconnu comme "media artist". Cinéaste ou artiste, ça renvoie des choses différentes dans l'esprit de beaucoup de gens. Media + Artiste, c'est un peu plus facile à expliquer. En tant que "media artist", j'espère que mon travail possède à la fois une qualité poétique et une profondeur conceptuelle. Cela pourrait signifier que peut-être, à la fin d'un projet, le travail pourrait être présenté de différentes façons - en projection ou à travers un autre medium. Je suis prêt à essayer différents matériaux et méthodes tant que mon objectif (qualité poétique et profondeur conceptuelle) est atteint. Par exemple, j'ai utilisé des lampes à néons ou des panneaux LED pour une série de partitions de poèmes sonores, pour éviter d'utiliser un gif animé sur l'écran. Et dans certaines de mes sculptures et œuvres sonores, j'ai essayé de matérialiser le poids des sons, de sorte que ces sons ou ces voix puissent révéler leur signification culturelle significative. (Exemples de projets: What’s in your suitcase?, Who’s afraid of Mao & Futurist Loudspeakers)

Comment avez-vous entendu parler du festival Hybride? Qu'est-ce qui fait de "Walking Cycle" un film «hybride» (si vous le pensez aussi) ? Pouvez-vous me parler du processus de création de "Walking Cycle"?

J'ai déjà soumis mon travail au festival par le passé. Peut-être que la date la plus ancienne remonte à 2005 ou 2006, et j'ai entendu parler du festival sur recommandation de mon ami Li Yang, qui étudiait la théorie du cinéma à Lyon à cette époque. Je suis reconnaissant que mon travail ait finalement pu être présenté au festival.
 Ma compréhension de "Hybride", c'est un mélange hybride de formes, de mediums ou de méthodes de production. Je pense que c'est ce que "Walking Cycle" a essayé de faire. "Walking Cycle" a été produit avec un soutien incroyable de la part de Signal Culture (résidence d'artistes).

 Jason et Debora Bernagozzi dirigent la résidence et, dans mon esprit, le Signal Culture est le successeur du Experimental Television Center (ETC) sous certains aspects. Le co-fondateur de Signal Culture, Hank Rudolph, était un personnage clé de l'ETC. Avec leur aide, j'ai pu utiliser de vieux synthétiseurs vidéo et pour "Walking Cycle", j'ai utilisé principalement un Raster Scanner et Colorizer. Les synthétiseurs vidéo m'ont permis d'expérimenter en direct toutes sortes de signaux. Les sources des signaux, ce sont des images en direct d'une caméra dentaire, des images trouvées sur Youtube, d'un homme sur écoute, des extraits de mon propre travail et de transmissions en direct de programmes informatiques, dont j'ai écrit des codes pour générer des motifs ou des matrices de points.

 Pendant ma résidence, j'avais l'habitude de travailler toute la journée sur les synthétiseurs vidéo et d'enregistrer toutes les images. La nuit, je regardais mes images pour trouver des parties intéressantes. Puis, le lendemain, je revenais jouer et retravailler sur les images de la veille. Deux pièces ont été produites à partir de cette exploration. Un aspect important des synthétiseurs vidéo que j'ai trouvé si intrigant est que le son (signaux audio oscillés) peut être utilisé pour moduler l'image. Il existe une corrélation directe entre l'image et le son.

Dans la description du programme du festival, il est écrit que «Walking Cycle» est un hommage à Len Lye et Hans Richter. Pouvez-vous me dire ce qu'il en est de ces artistes qui vous intéressent ou vous inspirent dans votre travail ?
 

Hans Richter - Rhythmus 21
Hans Richter - Rhythmus 21
Jusqu'à ce que je vienne de Chine aux États-Unis en 2000, je ne pouvais pas regarder de films expérimentaux ou voir des œuvres d'art contemporain. A mon arrivée, je me suis senti comme une éponge en absorbant tout ce travail en très peu de temps. J'ai vu les travaux de Len Lye et d'Hans Richter pendant ma première année d'étude du cinéma en 2001. Quand je les ai vu pour la première fois, ils ont changé mon point de vue sur l'art et le cinéma. Je n'avais jamais imaginé que le cinéma d'art et le cinéma d'artiste puissent être fabriqués avec un telle variété de styles et une toute nouvelle esthétique. Le fait que le cinéma d'artiste puisse exister en dehors de la production commerciale a changé mon objectif pendant mes études. J'ai commencé à vouloir faire un travail de fiction indépendant alors Phil Solomon et Mary Beth Reed (et plusieurs rencontres succinctes avec Stan Brakhage) ont façonné mon étude et ma pratique. Lorsque j'ai commencé à travailler sur "Walking Cycle", j'ai commencé par développer un code informatique pour imiter "Free Radicals" de Len Lye.  Je n'ai pas reproduit "Free Radicals", mais le film m'a servi de point de départ. J'ai également utilisé ce processus pour "Rhythmus 21" de Hans Richter pour lequel j'ai codé un programme informatique pour tester les formes et les motifs, comme si je recréais le travail. Je ne vis pas dans ma bulle et je comprends qu'il existe une histoire de l'art, et du cinéma, à assimiler autour de mes influences. Vous pouvez également voir des liens historiques dans mes autres pièces; "Descending a Staircase" à Duchamp, "10 Moments" à Peter Hutton, et "Endless" à Phil Solomon.
Len Lye - Free Radicals
Je trouve que la musique et les images dans «Walking Cycle» se complètent avec beaucoup d'élégance. Ont-ils été conçus ensemble ?
 
L'artiste chinois Wang Changcun a sorti son nouvel album autour de 2016 alors que j'étais en train de monter "Walking Cycle". J'avais l'intention de faire des performances avec lui dans le cadre de sa tournée européenne de "REVOLUTIONS PER MINUTE: Sound Art China". L'exposition itinérante a été reportée, mais j'ai quand même pu me familiariser avec trois de ses pièces et les mélanger dans une seule pièce, plus longue. J'ai de nouveau remonter mes images par rapport au son. Le processus de montage son et image est nouveau pour moi et j'ai utilisé le logiciel VJ pour expérimenter les combinaisons.


Le jury a également choisi d’attribuer une mention spéciale à "Burûq" de Camille Degeye, (France).

Article : Jim Stickel
Traduction française : Simon Duguet 

08/04/2017

Peter Kubelka / Rencontre le 13 avril à The Film Gallery



Re:Voir/The Film Gallery a le plaisir d'accueillir Peter Kubelka à l'occasion de la sortie du livre 

"AT PETER'S / CHEZ PETER
VIENNA JUNE 20th, 2016 / VIENNE, 20 JUIN 2016" 
par Christian Lebrat aux éditions Paris Experimental.

event on Facebook: https://goo.gl/VfT5JC




PETER KUBELKA
Né en 1934 à Vienne, Peter Kubelka est une figure historique du cinéma indépendant. Ses films, réalisés entre les années cinquante et soixante-dix, proposent de nouvelles formes d'articulations cinématographiques ; ils figurent aujourd'hui dans les collections des plus grands musées et les cinémathèques du monde entier. Peter Kubelka a contribué à la création de l'Anthologie Film Archives à New York aux côtés de Jonas Mekas, Stan Brakhage et P. Adams Sitney. Il a fondé l’Österreichisches Filmmuseum de Vienne et enseigné le cinéma et la cuisine à l'école des beaux-arts de Francfort (Staedelschule). A côté de ses activités en cinéma, il se consacre à d'autres pratiques artistiques. Il observe et compare les arts plastiques, la musique, le langage et la cuisine - selon lui l'art le plus ancien.
Peter Kubelka est invité en avril 2017 par le Centre Pompidou pour un cycle de conférences sur son cinéma et la présentation en première française de son dernier film Monument Film. Le livre publié par Paris Expérimental sortira à cette occasion

Chez Peter
Vienne, le 20 juin 2016 (de 19h 04 à 22h 46)
par Christian Lebrat
avril 2017, 19 x 22 cm, 72 p., 87 ill. en nb + 1 CD. ISBN : 978-2-912539-50-2 
Tirage : 350 ex. Prix : 35 Euros

A la fois livre-document et livre de photographe, ce livre illustre en une centaine d’images une soirée passée à Vienne, le 20 juin 2016, en compagnie de Peter Kubelka, sa femme Luise, le photographe viennois Heinz Cibulka, ainsi que Jonas Mekas, accompagné de son fils Sebastian, venu filmer l’artiste chez lui.
Dans l’intimité de son appartement, transformé en laboratoire d’objets, Peter Kubelka, tout en préparant un succulent repas, présente sa collection et disserte sur les usages et les interprétations métaphoriques d’objets provenant de différentes civilisations et époques.
Le livre est accompagné d’un CD d’extraits sonores de la soirée.

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PETER KUBELKA
Peter Kubelka (b. 1934 in Vienna) is a historic figure of independent cinema. Shot between the 1950s and the 1970s, his œuvre offers new forms of filmic expression. Today, his films are represented in international art museums and cinematheques. With his friends, Jonas Mekas, Stan Brakhage and P. Adams Sitney, Kubelka was one of the original founding members of Anthology Film Archives in New York. Later, he founded the Austrian Filmmuseum of Vienna and taught filmmaking as well as cooking at the Frankfurt School of Fine Arts (Städelschule). His artistic interests surpass filmmaking. A keen observer, he compares the visual arts to music, language, and cooking, which he believes to be the world’s oldest art. In April 2017, the Centre Pompidou has invited Peter Kubelka to give a lecture series and to screen his most recent film, Monument Film in its French premiere. Paris Expérimental’s new book on him will be published for this occasion. 

At Peter’s
Vienna, June 20th, 2016 (7:04 pm - 10:46 pm)
by Christian Lebrat
April 2017, 19 x 22 cm, 72 pp., 87 ill. in black and white + 1 CD. 
ISBN: 978-2-912539-50-2 
Print run: 350 copies Price : 35 Euros

This book documents, in one hundred images, an evening spent, in Vienna, on June 20, 2016, in the company of Peter Kubelka, his wife Luise, Viennese photographer Heinz Cibulka, as well as Jonas Mekas and his son Sebastian who came to film Kubelka at home. In the intimacy of his apartment, a veritable laboratory of objects, Kubelka prepares a delicious meal and presents his collection. He holds forth on the uses and the metaphorical interpretations of various objects that come from different civilizations and epochs. 
The book is accompanied by a CD with audio excerpts from the evening. 

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